Ses projets professionnels.
Apprendre un métier, évoluer vers plus de responsabilités, changer de poste, devenir à son tour formateur. Chacun doit pouvoir se projeter dans l’entreprise.
Les machines s’achètent. La confiance, elle, se construit jour après jour. J’ai choisi de placer l’accompagnement et l’action sociale au cœur de mes entreprises, parce que je crois qu’une industrie humaine est plus forte qu’une industrie froide, et que l’on ne produit bien que lorsque l’on se sent considéré.
500+emplois directs et indirects déjà créés
D’où vient cet engagement

J’ai grandi dans une famille où la responsabilité envers l’autre n’était pas un sujet de discussion mais une évidence. On y apprenait à regarder chaque personne avec la même considération, à tenir sa parole et à ne laisser personne au bord du chemin.
Ces valeurs ne restent pas à la maison le matin quand je pars travailler. Elles entrent avec moi dans l’usine. Elles guident ma façon de recruter, de former, de décider. Pour moi, un collaborateur est une personne avant d’être un employé, avec une famille, des projets, des difficultés parfois, et des rêves qui méritent d’être pris au sérieux.
« L’entreprise n’est pas seulement un outil de production. C’est un espace de vie, et je la traite comme tel. »
Former, parce qu’aucune école ne le fait
Lorsque j’ai lancé Africa Processing Company, j’ai découvert qu’il n’existait au Cameroun aucune formation aux métiers de la transformation du cacao. Opérateurs de broyage, techniciens de laboratoire, agents de contrôle qualité : nous avons tout appris à nos équipes, en partant de zéro.
Ce qui aurait pu rester une contrainte est devenu une philosophie. Former quelqu’un, c’est lui confier un savoir rare, qui lui appartient pour toujours. C’est investir dans son avenir autant que dans la performance de l’usine.
Aujourd’hui, ces femmes et ces hommes maîtrisent leur métier avec une expertise qui n’a rien à envier à ce que j’ai vu à l’étranger. Ils sont ma plus grande fierté.
Accompagner la personne tout entière
Accompagner un collaborateur, pour moi, ne se limite pas à suivre ses résultats ou à planifier sa montée en compétences. C’est aussi être présente dans ses projets de vie.
Apprendre un métier, évoluer vers plus de responsabilités, changer de poste, devenir à son tour formateur. Chacun doit pouvoir se projeter dans l’entreprise.
Fonder une famille, se loger, scolariser ses enfants, reprendre des études, traverser un moment difficile. Je tiens à ce que l’entreprise soit un appui, pas seulement un employeur.
Cette attention quotidienne n’a rien d’un discours. C’est une manière de travailler ensemble, faite d’écoute, de proximité et de portes ouvertes.
Un quotidien pensé pour les équipes
L’engagement social se mesure aux actes. Voici ce que nous avons institué dans nos usines, parce que chacune de ces mesures répond à un besoin réel.
Des bus d’entreprise conduisent les équipes jusqu’aux sites. Personne ne doit renoncer à un emploi parce que l’usine est loin.
Un restaurant d’entreprise, tenu par des professionnels de l’hôtellerie, sert des repas de qualité. On travaille mieux quand on mange bien.
Une infirmerie et un médecin du travail veillent sur la santé et l’hygiène de tous.
Les congés de maternité sont pris en charge. Devenir mère ne doit jamais fragiliser une carrière.
Nous leur ouvrons nos portes pour des stages. C’est une façon de transmettre le goût de l’industrie à la génération suivante.
Au-delà de l’usine
Derrière chaque emploi, il y a un foyer. Plus de 500 emplois directs et indirects, ce sont autant de familles qui vivent, se soignent et scolarisent leurs enfants grâce à ce travail.
Nous achetons une partie de nos fèves directement aux producteurs, sans intermédiaire. C’est une reconnaissance de leur travail et un revenu plus juste.
En nous installant dans les régions, nous luttons contre l’exode rural et nous donnons aux jeunes une raison de rester chez eux.
« Notre objectif est aussi profondément social : contribuer au développement des régions, lutter contre l’exode rural et valoriser le travail de nos planteurs. »
Paroles de collaborateurs
Je préfère leur laisser la parole. Ce sont eux qui savent le mieux ce que signifie travailler ici.
Ce que je crois
On me demande parfois si tout cela ne coûte pas trop cher à une entreprise industrielle. Je réponds que c’est l’inverse. Une équipe qui se sent respectée donne le meilleur d’elle-même, reste, transmet et défend ce qu’elle fabrique.
L’humain n’est pas une ressource. C’est la ressource.
C’est cette manière de faire que j’emporterai dans chacune des usines à venir. Une industrie sans dimension humaine est une industrie fragile. Je construis pour durer.